LA VITA E BELLA

La vie est trop courte pour ne pas la vivre pleinement à chaque instant de chaque jour
 
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 STRAUSS Richard

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Evelyne
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MessageSujet: STRAUSS Richard   Dim 28 Déc - 14:17



Richard Strauss est un compositeur et chef d'orchestre allemand né à Munich le 11 juin 1864 et mort à Garmisch-Partenkirchen le 8 septembre 1949.

Il n'existe aucun lien de parenté entre Richard Strauss et les deux Johann Strauss (père et fils), originaires de Vienne et surnommés les rois de la valse. Les quelques valses composées par Richard Strauss ne sont présentes dans ses œuvres qu'à titre de clin d'œil à la tradition viennoise, de référence à une époque antérieure (par exemple dans les opéras Le Chevalier à la rose ou Arabella) ou comme élément connotant l'érotisme et la sensualité.

Strauss a abordé à peu près tous les genres : musique instrumentale pour orchestre, instrument soliste (dont le concerto) ou œuvres pour formation de chambre, poème symphonique, opéra, lied, ballet. Si son nom est connu du grand public, c'est avant tout grâce aux trois opéras Salomé, Elektra et Le Chevalier à la rose, sinon par le biais du poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra (1896), dont le Prologue, célèbre à travers le monde entier, fut d'abord utilisé dans le film 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, aggravant la méprise sur le sens esthétique véritable de ce commentaire musical d'un texte philosophique. Ces pages célèbres de Strauss ne sont pourtant qu'une infime partie d'une production fort conséquente qui aborde une grande diversité des genres, styles et caractères.

Opéra

Guntram (1894)
Feuersnot (1901)
Salome (Salomé)(1905)
Elektra (1909)
Der Rosenkavalier (Le Chevalier à la rose) (1911)
Ariadne auf Naxos (Ariane à Naxos) (première version 1912, seconde version avec Prologue 1916)
Die Frau ohne Schatten (La Femme sans ombre) (1919)
Intermezzo (1924)
Die ägyptische Helena (Hélène l'égyptienne) (1933)
Arabella (1933)
Die schweigsame Frau (La Femme silencieuse) (1935)
Friedenstag (Jour de paix) (1938)
Daphne (Daphné) (1938)
Die Liebe der Danae (L'amour de Danaé) (1940; répétition générale en 1944 ; création officielle en 1952)
Capriccio (1942)

source : Wikipédia



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Evelyne
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MessageSujet: Re: STRAUSS Richard   Dim 28 Déc - 14:29

Ariadne auf Naxos

Opéra en un prologue et un acte, opus 60
Livret d'Hugo von Hoffmannsthal
Composition : 1911-1912 et 1916
Création de la 1e version : Stuttgart, Neues Königliches Hoftheater, le 25 octobre 1912
Création de la 2e version : Vienne, Hofoper, le 4 octobre 1916.

Ariane à Naxos a connu de nombreux avatars. Une première version, créée à Stuttgart, s’incorpore à la représentation du Bourgeois gentilhomme de Molière. Elle remplaçait la cérémonie turque prévue par Lully. La seconde version, celle qui est généralement donnée aujourd'hui, est une version entièrement lyrique.
La référence à Molière a complètement disparu. À la place, Hugo von Hofmannsthal crée un prologue placé dans un palais viennois du XVIIIe siècle, permettant une description critique du système social de l’époque.
La deuxième partie d’Ariane à Naxos est tout à la fois un opéra à numéro et un pastiche de l’opéra seria. La succession des scènes y est déterminée par une structure musicale. Dans le prologue, par contre, le théâtre domine, avec un échange de répliques rapides, dans un style récitatif très nerveux avec des échappatoires vers des arioso plus lyriques.
Après les orgies sonores d’Elektra et de Salomé, Strauss tisse, dans Ariane à Naxos, un tapis orchestral au dessin transparent et aux couleurs envoûtantes.

Les personnages de l'opéra sont les mêmes dans les deux versions mais ceux du prologue n'apparaissent que dans la deuxième version.

Personnages du prologue
Le Majordome (rôle parlé) ; le Maître de musique (baryton) ; le Compositeur (soprano) ; le Ténor - plus tard Bacchus (ténor) ; le Maître de ballet (ténor) ; le Perruquier (basse) ; un Laquais (basse) ; Zerbinette (soprano) ; la Prima Donna - plus tard Ariadne (soprano) ; Arlequin (baryton) ; Scaramouche (ténor) ; Truffaldino (basse) ; Brighella (ténor)

Personnages de l'opéra
Ariane (soprano) ; Bacchus (ténor) ; Naïade, Dryade et Echo, trois nymphes (soprano, contralto, soprano) ; Zerbinette et Arlequin, personnages de l'Intermezzo (soprano et baryton) ; Scaramouche, Truffaldino et Brighella, personnages de l'Intermezzo (ténor, basse, ténor)

Le livret
Le Prologue
Le théâtre privé d’un palais viennois, au XVIIIe siècle.
Dans la maison de l’homme le plus riche de Vienne, se prépare la première représentation de l’opéra Ariane à Naxos, œuvre d’un jeune compositeur. Ce dernier apprend que son opéra sera suivi d’une comédie chantée et dansée. Une discussion s’en suit afin de déterminer dans quel ordre passeront les deux pièces. Juste avant le début de la représentation, le maître de céans veut que l’opéra et la comédie soient représentés simultanément pour permettre au feu d’artifice d’être tiré à l’heure. Comme il reste peu de temps, il faut réagir promptement et improviser, ce qui est la spécialité de Zerbinette.
Le compositeur estime que le pragmatisme l’emporte sur son idéal; ainsi a-t-on décidé de couper les passages trop longs de l’opéra Ariane. La prima donna et le ténor rivalisent et en profitent pour inciter, chacun de leur côté, le maître de musique à supprimer les airs de l’autre. Pris sous le charme de Zerbinette, le compositeur finit par se résigner et accepte la tournure des événements, même si cela lui paraît trahir l’art sacré de la musique, avant de se retirer.
L'opéra
Dans l’île de Naxos.
Ariane a été abandonnée dans une île déserte par son bien-aimé Thésée, qu’elle avait aidé à s’échapper du labyrinthe du Minotaure. Elle chante longuement sa misère et son malheur et aspire à rejoindre le royaume des morts. Zerbinette ordonne à Arlequin et à ses compagnons de distraire Ariane avec des chants et des danses. Ariane n’y réagit pas. Zerbinette essaie de la convaincre de prendre un nouveau compagnon. Ariane, silencieuse, se retire dans sa grotte.
On annonce l’arrivée de Bacchus, qui vient d’échapper aux enchantements de la magicienne Circé. Ariane croit d’abord au retour de Thésée, ensuite à l’arrivée d’Hermès, venu l’emporter dans le royaume des morts. Bacchus, de son côté, se croit à nouveau victime de sortilèges. Mais bientôt, Ariane et Bacchus découvrent leur amour et s’élèvent vers la félicité éternelle.

d'après un article de Benoît Van Langenhove sur le site 'la médiathèque' et le Kobbé

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Dernière édition par Evelyne le Jeu 5 Fév - 10:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: STRAUSS Richard   Dim 28 Déc - 14:30

Ariadne auf Naxos

CD - Phillips - Audio CD, 1990 - K Masur, Gewandhausorchester Leipzig : J Norman, E Gruberova, J Varady, P Frey, D Fischer-Diskau, O Bär, E Lind



CD - EMI - Audio CD (enregistrement original remasterisé), 1999 - H von Karayan, Philarmonia Orchestra : E Schwarzkoff, I Seefried, R Streich, R Schock, H Prey



CD - DG - G Sinopoli, Staatskappelle Dresden, 2001 : D Voight, N Dessay, AS von Otter, B Heppner



DVD - Met, 2004 - J Levine : J Norman, K Battle, T Troyanos, J King



DVD - Openhaus Vienne, 2008 - C von Dohnanyi, E Magee, E Mosuc, R Sacca, M Volle, M Breedt


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MessageSujet: Re: STRAUSS Richard   Mer 28 Jan - 14:20

Un intervieuw de Patrick Davin, chef d'orchestre dirigeant prochainement "Ariadne auf Naxos" à l'ORW - La Libre Belgique, Nicolas Blanmont.

"Ariane à Naxos" revient à l’Opéra de Liège. Un des plus beaux opéras de Strauss, sous la baguette d’un amoureux de cette partition : le chef belge Patrick Davin.

C’est la première fois qu’il dirige le troisième opus de la collaboration entre Richard Strauss et Hugo Von Hofmannsthal, mais c’est peu dire que son enthousiasme et sa quasi-gourmandise de l’œuvre font plaisir à entendre et laissent présager une rencontre de haut vol. "Cela peut paraître présomptueux pour un chef belge de dire "J’adore diriger les opéras de Strauss" mais tant pis, je le dis ! J’ai toujours préféré diriger du Strauss que du Wagner, par exemple. Il y a, disons, huit opéras de Strauss que j’espère avoir l’occasion de diriger. "Arabella", que j’ai déjà dirigé à Liège, mais aussi "Salomé", "Elektra", " Le Chevalier à la rose", "La Femme sans ombre", "La Femme silencieuse", " Capriccio". Et "Ariane à Naxos", même si ce n’est pas le choix le plus immédiat : c’est un ouvrage qu’on ne peut vraiment aimer qu’en le travaillant. C’est un opéra tellement particulier "

Ne pas écouter !

Fruit d’une genèse particulièrement chaotique, "Ariane à Naxos" se caractérise par sa forme inhabituelle - une partie qualifiée de prologue qui est déjà un opéra, une partie opéra qui est un grand opéra -, par le mélange de buffo et de seria ainsi que par son orchestration extraordinairement raffinée.

Le tout fascine Davin : "D’un côté, il y a le grand opéra en lui-même, dont la dernière demi-heure n’est pas loin d’être le plus bel opéra de Wagner ! Une demi-heure de voie royale, de voix royales.

Et celle alternance de genres qui n’est pas simplement buffo et seria : le seria n’est pas que wagnérien, et le buffo est d’une légèreté extraordinaire, tout en donnant l’impression de l’improvisation. C’est un peu l’"Intervista" de Fellini. Il y a du premier, du deuxième et du troisième degré, une mise en abysse incroyable ! On s’attend presque à trouver encore une petite boîte d’allumettes à l’intérieur de laquelle il y a une autre Ariane qui nous regarde.

Quant au prologue, il est important d’insister sur le fait qu’il ne faut pas essayer d’écouter la musique ! Elle s’arrête tout le temps, se construit en bric et en broc, en esquisses. C’est le personnage du Haushofmeister, qui ne prétend pas faire une note de musique et qui met tout le monde au pied de son mur. Il faut suivre l’action, et se dire que la musique est en sus, même si elle est superbe : des thèmes qui se renversent, des climats qui changent en une demi-seconde, ou ce duo final entre Ariane et le compositeur, qui est comme le duo entre Octavian et Sophie dans "Le Chevalier à la rose", mais qui valse en plus !"

Challenge et défi

Si "Ariane à Naxos" requiert une distribution de haut vol avec plus de quinze rôles solistes (et Davin de saluer celle que Stefano Mazzonis a réunie pour l’occasion), l’œuvre est aussi redoutablement difficile pour l’orchestre, d’autant plus exposé qu’il est en formation réduite, presque chambriste : "Cette orchestration, c’est un challenge que Strauss s’est imposé à lui-même, mais c’est aussi un défi dans sa réalisation. Six violons, pas de premiers violons, et le reste des cordes à l’envi - et même moins dans le passage central jusqu’à l’arrivée de Bacchus -, les bois par deux, trompette et trombone pour donner de la couleur dans le volume, mais aussi ces remarquables parties de clavier - célesta, piano et harmonium - ainsi que les harpes et les percussions. Et à la fin, on a complètement oublié cet instrumentarium réduit tant le son acquiert une dimension symphonique extraordinaire."

Cette passion straussienne qui habite le chef belge étonnera peut-être ceux qui l’ont trop vite et définitivement étiqueté, à tort, comme spécialiste de la musique contemporaine. Il s’en amuse : "J’ai eu la chance de diriger les opéras que Strauss ne savait pas qu’il avait composés : "Reigen", ou "Wintermärchen" (NdlR : deux des opéras de Philippe Boesmans !) Il y a dans ces ouvrages la même difficulté, la même virtuosité, la même efficacité, le même rapport au texte. C’est assez saisissant de découvrir Strauss quand on a fait, comme moi, le chemin à l’envers "

Cet article provient de http://www.lalibre.be

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