LA VITA E BELLA

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 DONIZETTI Gaetano

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Evelyne
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MessageSujet: DONIZETTI Gaetano   Mer 7 Jan - 20:03

Domenico Gaetano Maria Donizetti est un compositeur italien né à Bergame le 29 novembre 1797 et mort dans la même ville le 8 avril 1848.



Bien que son répertoire de compositeur très prolifique comprenne un grand nombre de genres, dont de la musique religieuse, des pièces pour quatuor à cordes et œuvres orchestrales, il est surtout célèbre pour son œuvre lyrique.

Sa vie

Bergame, Théâtre Donizetti

Issu d'une pauvre famille de Bergame, fils d'un employé, Gaetano Donizetti se voua à la carrière musicale malgré son père qui le destinait au barreau. Par chance, il y avait à Bergame un important compositeur de la génération antérieure, Simon Mayr, qui était maître de chapelle de la basilique. Grâce aux subventions de l'Institut Pieux de la Misericordia Maggiore, ce dernier institua des 'Leçons charitables de musique' auxquelles Donizetti fut admis en avril 1806 alors qu'il était âgé de 8 ans. Après avoir étudié pendant neuf ans sous la direction de Mayr, celui-ci obtint, en octobre 1815, de pouvoir envoyer son élève à Bologne pour étudier le contrepoint et la fugue sous la direction du meilleur professeur de l'époque, le père Stanislao Mattei, qui fut également le maître de Rossini (de sept ans l'aîné de Donizetti) au Lycée Philharmonique de la ville.

Tout en composant, sous la direction de Mattei, des pièces religieuses d'un style strict, Donizetti composa à Bologne, en septembre 1816, son premier opéra, 'Le Pygmalion', qui ne fut représenté qu'en 1960. De retour dans sa ville natale, il occupa un poste à l'église de Santa Maria Maggiore. Sa carrière de compositeur d'opéras débuta officiellement le 14 novembre 1818 avec la création au Teatro San Luca de Venise d’'Enrico di Borgogna'.

Le jeune compositeur connut son premier succès avec son ouvrage suivant, 'Zoraide di Granata', composé avec l'aide de Mayr et représenté le 28 janvier 1822 au Teatro Argentina de Rome. À cette occasion, Donizetti fit montre de l'extrême rapidité qui le caractérisait puisqu'il dut réécrire une bonne partie de la partition quelques jours avant la première à la suite du décès de l'une des principales interprètes. À Rome, il fit la connaissance de Jacopo Ferretti et de la famille Vasselli. Ferretti lui donna le livret d'un opéra bouffe, 'L'ajo nell'imbarazzo', qui fut représenté avec un très grand succès au Teatro Valle le 4 février 1824 et qui est en effet le premier petit chef d'œuvre de Donizetti dans le genre comique.

Virginia Vasselli

Le 1er juin 1828, il épousa à Rome Virginia Vasselli. Le jeune couple alla s'établir à Naples. De 1818 à 1828, Donizetti avait composé 19 opéras dont plusieurs avaient eu du succès : outre 'L'Ajo nell' imbarazzo', on peut citer 'Elvira', 'Alfredo le Grande', 'Olivo e Pasquale', 'Alahor in Granata', 'Chiara e Serafino'. Mais c'est à Naples qu'il obtint son premier vrai « triomphe » en 1828 avec 'L'esule di Roma'. Aidé par une créativité et une force de travail peu communes, il commença alors à enchainer les succès.

Maria Callas, dans Anna Bolena

Le 26 décembre 1830, il triompha au Teatro Carcano de Milan avec 'Anna Bolena' dont la première réunit une distribution prestigieuse, avec notamment Giuditta Pasta et Giovanni Battista Rubini. L'opéra ne tarda pas à être joué à Paris, à Londres, à Madrid, à Dresde et même à La Havane.



Il triompha de nouveau à Milan le 12 mai 1832 avec 'L'Elisir d'amore', représenté au Teatro della Canobbiana. Ces succès lui valurent d'être nommé, le 28 juin 1834, maître de chapelle et professeur de composition au Real Collegio (conservatoire) de Naples puis, en 1836, maître de contrepoint au même conservatoire.



En 1835, à l'invitation de Rossini, Donizetti alla à Paris où il fit jouer au Théâtre des Italiens, le 12 mars, Marin Faliero. De retour à Naples, il remporta un triomphe mémorable au Teatro San Carlo avec 'Lucia di Lammermoor', son ouvrage le plus célèbre, composé en seulement six semaines. Mais la mort de sa femme, le 30 juillet 1837, le plongea dans une profonde dépression. Le 29 octobre, il fit cependant représenter un autre chef d'œuvre, 'Roberto Devereux', toujours au San Carlo.

L'année suivante, l'interdiction de 'Poliuto' par la censure napolitaine et le dépit de n'avoir pas obtenu d'être nommé directeur du conservatoire après la mort de Zingarelli le convainquirent de quitter Naples et d'aller s'installer à Paris.



Collaborant avec Eugène Scribe, il créa une série d'opéras dont certains sont devenus des classiques du répertoire lyrique mondial :

Les Martyrs ou Poliuto, opéra tiré du Polyeucte de Corneille, qui eut peu de représentations (1840)
La Fille du régiment (1840)
La Favorite (1840)
Rita (1841)
Don Pasquale (1843)
Dom Sébastien (1843), vaste ouvrage qu'il écrivit en deux mois.
De 1842 à 1846, Donizetti ne cessa de voyager, principalement entre Paris, les grandes villes italiennes (Naples, Rome, Bologne, Milan, Venise) et Vienne (où il fut nommé maître de chapelle de la cour en 1842).

Les années de Donizetti à Vienne furent troublées par la maladie. Atteint de syphilis, il dut cesser de travailler dès 1845. Sous l'effet des atteintes nerveuses de la maladie, il perdit la parole, ne put plus marcher et sombra dans la folie, lui qui n'avait cessé de la mettre en scène au théâtre. Aidé de son neveu Andrea, il revint à Paris où il fut interné en 1846 à l'asile d'aliénés d'Ivry-sur-Seine. En 1847, il fut transféré dans une maison de santé de sa ville natale, Bergame, où il mourut en 1848.

Outre 71 opéras, Donizetti est également l'auteur de 13 symphonies, 18 quatuors, 3 quintettes, 28 cantates, 115 autres compositions religieuses, sans compter un nombre important d'autres pièces de musique de chambre, d'oratorios et « pièces de salon ».

Donizetti avait un frère beaucoup plus agé que lui, Giuseppe, né en 1788, qui fut longtemps directeur de musique militaire du sultan à Constantinople, où il mourut en 1856. Il fit mieux connaître la musique occidentale dans l'Empire ottoman et y popularisa ses marches, pièces pour piano et lieder.

source : wikipedia

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Dernière édition par Evelyne le Mer 7 Jan - 20:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DONIZETTI Gaetano   Mer 7 Jan - 20:42

1816–1819
Il Pigmalione (composé en 1816, créé le 13 octobre 1960 au Teatro Donizetti, Bergamo)
Enrico di Borgogna (première le 14 novembre 1818 au Teatro San Luca à Venise)
Una follia (première le 17 décembre 1818 au Teatro San Luca à Venise) (œuvre perdue)

1820–1824
Le nozze in villa (première vers 1821 (?) au Teatro Vecchio à Mantoue)
Il falegname di Livonia, ossia Pietro il grande (première le 26 décembre 1819 ai Teatro San Samuele à Venise)
Zoraida di Granata (première le 28 janvier 1822 au Teatro Argentina à Rome)
La zingara (première le 12 mai 1822 au Teatro Nuovo à Naples)
La lettera anonima (première le 29 juin 1822 au Teatro del Fondo à Naples)
Chiara e Serafina, ossia I pirati (première le 26 octobre 1822 au Teatro alla Scala à Milan)
Alfredo il grande (première le 2 juillet 1823 au Teatro San Carlo à Naples)
Il fortunato inganno (première le 3 septembre 1823 au Teatro Nuovo à Naples)
Zoraida di Granata (première le 7 janvier 1824 au Teatro Argentina à Rome)
L'Ajo nell'imbarazzo (première le 4 février 1824 Teatro Valle à Rome)
Emilia di Liverpool (première le 28 juillet 1824 au Teatro Nuovo à Naples) (L'Eremitaggio di Liverpool)

1825–1829
Alahor in Granata (première le 7 janvier 1826 au Teatro Carolino à Palerme)
Don Gregorio [rev L'Ajo nell'imbarazzo] (première le 11 juin 1826 au Teatro Nuovo à Naples)
Elvida (première le 6 juillet 1826 au Teatro San Carlo à Naples)
Gabriella di Vergy (1826 ; rejoué le 29 novembre 1869 au Teatro San Carlo à Naples) (Gabriella)
Olivo e Pasquale (première le 7 janvier 1827 au Teatro Valle à Rome)
Olivo e Pasquale [rev] (première le 1er septembre 1827 au Teatro Nuovo à Naples)
Otto mesi in due ore (première le 13 mai 1827 au Teatro Nuovo à Naples) (Gli esiliati in Siberia)
Il borgomastro di Saardam (première le 19 août 1827 au Teatro del Fondo à Naples)
Le convenienze teatrali (première le 21 novembre 1827 au Teatro Nuovo à Naples)
L'esule di Roma, ossia Il proscritto (première le 1er janvier 1828 au Teatro San Carlo à Naples)
Emilia di Liverpool [rev] (première le 8 mars 1828 au Teatro Nuovo à Naples)
Alina, regina di Golconda (première le 12 mai 1828 au Teatro Carlo Felice à Gênes)
Gianni di Calais (première le 2 août 1828 au Teatro del Fondo à Naples)
Il paria (première le 12 janvier 1829 au Teatro San Carlo à Naples)
Il giovedi grasso (première le 26 février 1829 (?) au Teatro del Fondo à Naples) (Il Nuovo Pourceaugnac)
Elisabetta al castello di Kenilworth (première le 6 juillet 1829 au Teatro San Carlo à Naples)
Alina, regina di Golconda [rev] (première le 10 octobre 1829 au Teatro Valle à Rome)

1830–1834
I pazzi per progetto (première le 6 février 1830 au Teatro San Carlo à Naples)
Il diluvio universale (première le 28 février 1830 au Teatro San Carlo à Naples)
Imelda de' Lambertazzi (première le 5 septembre 1830 au Teatro San Carlo à Naples)
Anna Bolena (première le 26 décembre 1830 au Teatro Carcano à Milan)
Le convenienze ed inconvenienze teatrali (version remaniée de Le convenienze teatrali) (première le 20 avril 1831 au Teatro Canobbiana à Milan)
Gianni di Parigi (composé en 1831; créé le 10 septembre 1839 au Teatro alla Scala à Milan)
Francesca di Foix (première le 30 mai 1831 au Teatro San Carlo à Naples)
La romanziera e l'uomo nero (première le 18 juin 1831 au Teatro del Fondo à Naples) (le livret a été perdu)
Fausta (première le 12 janvier 1832 au Teatro San Carlo à Naples)
Ugo, conte di Parigi (première le 13 mars 1832 au Teatro alla Scala à Milan)
L'elisir d'amore (première le 12 mai 1832 au Teatro Canobbiana à Milan)
Sancia di Castiglia (première le 4 novembre 1832 au Teatro San Carlo à Naples)
Il furioso all'isola di San Domingo (première le 2 janvier 1833 au Teatro Valle à Rome)
Otto mesi in due ore [rev] (créé en 1833 à Livourne)
Parisina (première le 17 mars 1833 au Teatro della Pergola à Florence)
Torquato Tasso (première le 9 septembre 1833 au Teatro Valle à Rome)
Lucrezia Borgia (première le 26 décembre 1833 au Teatro alla Scala à Milan)
Il diluvio universale [rev] (première le 17 janvier 1834 au Teatro Carlo Felice à Gênes)
Rosmonda d'Inghilterra (première le 27 février 1834 au Teatro della Pergola à Florence)
Buondelmonte (version remaniée de Maria Stuarda) (première le 18 octobre 1834 au Teatro San Carlo à Naples)
Gemma di Vergy (première le 26 décembre 1834 au Teatro alla Scala à Milan)

1835–1839
Marino Faliero (première le 12 mars 1835 au Théâtre-Italien à Paris)
Lucia di Lammermoor (première le 26 septembre 1835 au Teatro San Carlo à Naples)
Maria Stuarda (première le 30 décembre 1835 au Teatro alla Scala à Milan)
Belisario (première le 4 février 1836 au Teatro La Fenice à Venise)
Il campanello di notte (première le 1 juin 1836 au Teatro Nuovo à Naples)
Betly, o La capanna svizzera (première le 21 août 1836 au Teatro Nuovo à Naples)
L'assedio di Calais (première le 19 novembre 1836 au Teatro San Carlo à Naples)
Pia de' Tolomei (première le 18 février 1837 au Teatro Apollo à Venise)
Pia de' Tolomei [rev] (première le 31 juillet 1837 à Sinigaglia)
Betly [rev] (première (?) le 29 septembre 1837 au Teatro del Fondo à Naples)
Roberto Devereux (première le 28 octobre 1837 au Teatro San Carlo à Naples)
Maria de Rudenz (première le 30 janvier 1838 au Teatro La Fenice à Venise)
Gabriella di Vergy [rev] (composé en 1838 ; 8.1978 recording, London)
Poliuto (créé en 1838 ; joué le 30 novembre 1848 au Teatro San Carlo à Naples)
Pia de' Tolomei [rev 2] (première le 30 septembre 1838 au Teatro San Carlo à Naples)
Lucie de Lammermoor [révision de Lucia di Lammermoor] (première le 6 août 1839 au Théâtre de la Renaissance à Paris)
Le Duc d'Albe (composé en 1839 ; créé le 22 mars 1882 au Teatro Apollo à Rome) (Il duca d'Alba)
Lucrezia Borgia [rev] (première le 11 janvier 1840 au Teatro alla Scala à Milan)
Poliuto [rev] (première le 10 avril 1840 à l'Opéra de Paris) (Les Martyrs)
La Fille du régiment (première le 11 février 1840 à l'Opéra-Comique à Paris)
L'Ange de Nisida (créé en 1839)

1840–1845
Lucrèce Borgia [rev 2] (première le 31 octobre 1840 au Théâtre-Italien à Paris)
La Favorite [rev of L'ange de Nisida] (première le 2 décembre 1840 à l'Opéra de Paris)
Adelia (11 février 1841 au Teatro Apollo, Rome)
Rita, ou Le mari battu (composé en 1841 ; créé le 7 mai 1860 à l'Opéra-Comique, Paris)
Maria Padilla (première le 26 décembre 1841 au Teatro alla Scala à Milan)
Linda di Chamounix (première le 19 mai 1842 au Kärntnertortheater à Vienne)
Linda di Chamounix [rev] (première le 17 novembre 1842 au Théâtre-Italien à Paris)
Caterina Cornaro (première le 18 janvier 1844 au Teatro San Carlo à Naples)
Don Pasquale (première le 3 janvier 1843 au Théâtre-Italien à Paris)
Maria di Rohan (première le 5 juin 1843 au Kärntnertortheater à Vienne)
Dom Sébastien (première le 13 novembre 1843 à l'Opéra de Paris)
Dom Sébastien [rev] (première le 6 février 1845 au Kärntnertortheater à Vienne)

source : wikipedia

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MessageSujet: Re: DONIZETTI Gaetano   Dim 18 Jan - 15:27

LUCRECE BORGIA

Opéra en 1 prologue et 2 actes de Donizetti ; livret de Felice Romani d’après Victor Hugo.
Créé à la Scala de Milan, le 26 décembre 1833.

Personnages.
Alfonso d’Este, duc de Ferrare (baryton) – Lucrèce Borgia (soprano) – Maffio Orsini (contralto) – Gennaro, Liverotto et Vitellozzo, jeunes nobles au service de la République vénitienne (ténors et basse) ; Rustighello, au service de don Alfonso (ténor) – Gubetta et Astolfo, au service de Lucrèce (basses).
Hommes d’armes, officiers, nobles et dames de la république de Venise, ou attachés à la cour d’Alfonso.
A Venise et Ferrare, au début du XVIème siècle.

Prologue.
Un bal masqué a lieu au palais Grimani de Venise. Le jeune soldat Gennaro et ses amis se réunissent, le soir, sur la terrasse. Le lendemain, ils se présenteront en tant qu’envoyés à la cour du Duc Alphonse de Ferrare ; le nome de la Duchesse, Lucrèce Borgia, les remplit d’horreur et d’épouvante. Gennaro s’étend sur un banc et s’endort cependant qu’Orsini raconte comment Gennaro lui a sauvé la vie pendant la bataille de Rimini et comment il lui a juré une amitié éternelle. Un mystérieux vieillard leur a alors prédit qu’ils mourraient ensemble et les a mis en garde contre les Borgia. Les musiciens s’étant remis à jouer, les jeunes gens quittent Gennaro pour aller danser.
Lucrèce Borgia, masquée, arrive en gondole. Son agent Gubetta, qui observe depuis plusieurs jours les faits et gestes de Gennaro, s’approche d’elle pour faire son rapport ; mais celle-ci prétend ne pas s’intéresser au jeune homme et renvoie Gubetta. Elle ne tarde pas de découvrir le jeune homme endormi, qu’elle observe avec amour. Deux hommes masqués, Alphonse, l’époux de Lucrèce, et son agent Rustighello, se dissimulent à proximité : le Duc croit que Gennaro, dont les origines demeurent obscures, est l’amant de sa femme et apprend qu’il doit venir à Ferrare le lendemain avec les envoyés vénitiens.
Gennaro se réveille et déclare son amour à la belle inconnue tout en insistant sur le fait que son coeur appartient en premier lieu à sa mère, qu’il n’a jamais connue, il a été élevé par un pauvre pêcheur de Naples mais a reçu un jour une lettre de sa mère dans laquelle celle-ci l’implore de ne jamais rechercher ses véritables origines, car cela mettrait sa vie en danger. Lucrèce pleure et Gennaro est touché par la compassion dont fait preuve son admiratrice.
Lucrèce tente de s’éloigner rapidement lorsque les invités quittent le palais mais en est empêchée par Orsini, qui reconnaît en elle la meurtrière de son frère, et les amis de ce dernier lui reprochent les forfaits les plus divers. Gennaro apprend alors avec épouvante que l’inconnue est Lucrèce Borgia et la repousse.

Acte un.
Premier tableau. Entre le plais ducal de Ferrare et le domicile de Gennero. Alphonse et Rustighello attendent que les envoyés vénitiens terminent leur beuverie et sortent de la maison ; le Duc est décidé à tuer l’amant supposé de sa femme et même à courir le risque d’entrer en conflit avec Venise pour défendre son honneur.
A l’aube, les amis se séparent en plaisantant sur le rendez-vous nocturne de Gennaro avec Lucrèce, mais pour prouver qu’il l’exècre, Gennaro se dirige vers les armes qui surplombent de portail du palais et ôte la première lettre du patronyme. Pourtant, l’habile jeu de mot (Orgia) n’amuse guère les jeunes gens, qui mettent leur ami en garde contre les conséquence de son acte.
Après leur départ, Rustighello rencontre par hasard un agent de Lucrèce, Astolfo : tous deux sont chargés d’amener Gennaro au palais. Avec l’aide de ses compagnons, Rustighello force Astolfo à s’éloigner et fait irruption au domicile de Gennaro.
Second tableau. Alphonse apprend que Gennaro est désormais en son pouvoir et ordonne à Rustighello de se procurer du vin empoisoné. Lucrèce apparaît alors et réclame avec colère que l’on châtie l’inconnu qui, la veille au soir, a profané son nom. Alphonse le lui promet et fait venir Gennaro, qui reconnaît son acte et est reconduit dans sa cellule. Lucrèce supplie alors son mari de lui accorder sa grâce mais le Duc insiste sur la nécessité de remplir sa promesse et reproche à sa femme de plaider pour son amant, qu’elle a suivi jusqu’à Venise. Il rit des menaces que celle-ci lui adresse et la laisse libre de choisir l’arme du châtiment : le poison ou l’épée. La Duchesse opte pour le poison.
Gennaro est introduit à nouveau, et Alphonse reconnaît en lui le sauveteur de son père, ce qui ne dissuade pas le Duc de mettre à mort le jeune soldat. Le Duc lui offre alors faussement son amitié et lui propose de boire à leur réconciliation. Lucrèce est obligée de lui présenter le vin empoisonné. Gennaro boit au souvenir de sa mère. Après le départ d’Alphonse, Lucrèce réussit avec peine à convaincre le jeune homme qu’il a absorbé du poison ; celui-ci finit par accepter l’antidote que la Duchesse lui présente et s’enfuit du palais.

Acte deux.
Premier tableau. Devant son domicile, Gennaro dit ne pouvoir se résoudre à quitter Ferrare puisqu’il aime Lucrèce malgré tout.
Alphonse a découvert entre-temps que son rival est encore en vie et à chargé Rustighello et ses compagnons de s’emparer à nouveau de lui. Ceux-ci se dissimulent en voyant arriver Orsini, qui persuade son ami de rester une nuit de plus dans la ville afin de venir dîner avec lui chez la Princesse Negroni. Gennaro accepte après quelques hésitations. Rustighello triomphe : Gennaro trouvera la mort chez la Princesse Negroni.
Second tableau. Gennaro mais aussi Gubetta, l’agent de Lucrèce, assistent au banquet donné en l’honneur d’Orsini et de ses amis. Gubetta ne tarde pas à provoquer une querelle afin que la princesse et les autres femmes se retirent. Le calme est bientôt rétabli, et on apporte du vin nouveau, dont tous boivent, à l’exception de Gubetta. Orsini entonne une joyeuse chanson à boire entrecoupée par les sonorités lointaines d’un glas et d’un hymne funèbre. Lorsque les torches s’éteignent, les jeunes gens cherchent à s’échapper, mais toutes les issues sont fermées.
Lucrèce Borgia apparaît en compagnie d’hommes armés et déclare s’être vengée, par ce banque, des humiliations que lui avaient fait subir les jeunes gens à Venise : tous ont pris du poison et leurs cercueils sont prêts. Elle découvre alors avec horreur que Gennaro se trouve parmi les invités et, après avoir fait emmener ses amis, le supplie d’absorber une fois de plus l’antidote. Mais celui-ci refuse puisque ses amis ne peuvent plus être sauvés. Comme il s’apprête à poignarder Lucrèce, elle lui révèle qu’il est lui aussi un Borgia et l’implore à nouveau de boire le contrepoison, ce qu’il fait. Mais il est trop tard : le poison a eu le temps de faire son effet, et Lucrèce lui avoue finalement qu’elle est sa mère. Gennaro expire dans ses bras, et lorsque Alphonse apparaît, Lucrèce lui montre le corps de son fils, en qui elle avait placé son unique espoir de rédemption, et s’effondre.

D’après le livret du CD Decca

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MessageSujet: Re: DONIZETTI Gaetano   Dim 18 Jan - 15:28

CD







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