LA VITA E BELLA

La vie est trop courte pour ne pas la vivre pleinement à chaque instant de chaque jour
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 AUBER Daniel François Esprit

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Evelyne
Admin
avatar

Messages : 803
Date d'inscription : 26/08/2007
Age : 61
Localisation : Floreffe - Belgique

MessageSujet: AUBER Daniel François Esprit   Mer 28 Jan - 13:36

Daniel-François-Esprit Auber, né à Caen le 29 janvier 1782 et mort à Paris le 12 mai 1871, est un compositeur français.



Auber a été le continuateur de Boieldieu et imita l’auteur du "Barbier de Séville", Rossini. Mais il reste l’homme de la musique française, directe, simple, discrète. Il a eu l’honneur avec Halévy d’inspirer Richard Wagner (ce dernier en a fait l’aveu formel) et de provoquer son émulation lorsqu’il écrivit "Rienzi".

Parisien obstiné « n’ayant jamais eu le temps » de se promener hors de la capitale, épicurien, mélodique et spirituel, il fut galant plus que passionné, élégant et garda, dans l’extrême vieillesse, une fine intelligence et une verve aimable. Il a été un musicien invariablement heureux, aimé, promu par ses contemporains, en raison de ses succès, au rang de grand maître. À ses indéniables qualités, il ajoutait un humour qui le rendit encore plus sympathique. N’avait-il pas coutume de dire : « Si j’assistais à un de mes ouvrages, je n'écrirais de ma vie une note de musique » ?

Biographie

Le grand-père d’Auber était peintre du Roi sous Louis XVI et son père, « officier des chasses du Roi », fut à la fois peintre et grand amateur de musique et, après la Révolution, ouvrit un magasin d'estampes. Destiné au commerce, le jeune homme fut envoyé en Angleterre en 1802, pour y apprendre l’anglais. Mais la reprise des hostilités le ramena en France, pourvu du fameux flegme britannique, ce soin à dissimuler l’effort pour ne laisser voir que le gentleman, qui le caractérisera toute sa vie alors que pour la musique, on ne pourrait pas être plus français que lui.

Il commença sa carrière en dilettante, son père ayant pu redresser sa fortune, compromise par ses fonctions auprès du roi, en se faisant éditeur et en ouvrant un cabinet d’estampes très prospère. Pendant des années, il composa à l’aise de la musique de chambre, un petit opéra-comique, "L’Erreur d’un moment", joué par une société d’amateurs à Paris, et même pour le prince de Chimay (Belgique) un opéra-comique en trois actes, "Jean de Couvin". Enhardi par ce succès et bénéficiant de la protection de Jean-Nicolas Bouilly, il mit en musique son premier opéra, "Le Séjour militaire", joué à l'Opéra-Comique en 1813 et qui n’eut qu’un succès d’estime, tout comme un deuxième essai, six ans plus tard, "Le Testament et les billets doux" (1819).

Mais sur ces entrefaites, le père d’Auber mourut ruiné et son fils, de dilettante qu’il était, se distrayant à pasticher Mozart, dut désormais vivre ou essayer de vivre de sa musique.

En 1820, avec "La Bergère châtelaine", Auber se dégageait des banalités conventionnelles, pour développer une individualité, des coupes nouvelles, des mélodies originales. Dès lors, il composa un opéra par an. Il écrivit durant toute sa vie 37 opéras-comiques et 10 opéras formant un total de 132 actes, plus une quinzaine de ballets, de divertissements et de pas de danse.

En 1821, avec "Emma", sur un meilleur livret, il remporta un véritable succès, tant à Paris qu’en province.

En même temps, il découvrit la musique de Rossini, sous l’influence duquel il renonça à sa froideur et à sa correction gourmée, pour adopter cette allure libre, élégante, décidée et pleine d’entrain (on a dit de lui qu’il « faisait danser les chaises ») qui fera tout son charme et son succès.

Ce musicien toujours heureux eut la bonne fortune de rencontrer le plus important librettiste du siècle en la personne d'Eugène Scribe, auteur des livrets d’opéras très célèbres. Ils s’entendirent à merveille et se complétèrent parfaitement.

La voie d’Auber était désormais tracée. Son principal succès fut "Le Maçon", opéra-comique en 3 actes dont une ronde est célèbre (525 représentations de 1825 à 1896). "Emma ou la promesse imprudente" (opéra-comique en 3 actes) fut joué 121 fois sans interruption de 1821 à 1832. Au Théâtre Feydeau, La Neige ou le Nouvel Éginhard eut 145 représentations ; un autre opéra-comique, oublié celui-ci, Léocadie (1824), fut joué 120 fois en huit ans.

Le premier succès retentissant doit être daté du 29 février 1828 au théâtre de la rue Pelletier avec le grand opéra en 5 actes intitulé "La Muette de Portici" (épisode de la révolution de Naples en 1647), pour éviter une confusion avec le "Masaniello" de Carafa joué en 1827. La "Muette" est chantée par deux interprètes d'élite : Mme Laure Cinti-Damoreau (soprano) dans le rôle d’Elvire, venue de Bruxelles, et Adolphe Nourrit (ténor) dans le rôle de Masaniello. De 1828 à 1882, la pièce a occupé l’affiche pour un total de 505 représentations. Un soir à Bruxelles, le duo 'Amour sacré de la patrie' fut applaudi à outrance ; à la sortie du théâtre se formèrent des attroupements enflammés, puis on se rendit au journal Le National, puis au Palais de Justice. Ainsi, "La Muette" donna véritablement le signal de la révolution brabançonne à la suite de laquelle la Belgique prit son indépendance en se séparant de la Hollande (juin 1830). Sur le plan historique, cet ouvrage a jeté les bases du grand opéra français, ce genre qu’illustrent "Robert le Diable" de Giacomo Meyerbeer et "Guillaume Tell" de Gioacchino Rossini.

En une vingtaine d’années de collaboration avec Scribe, sans égal pour construire des livrets intéressants et agréables, Auber donna plusieurs opéras-comiques qui sont des chefs-d'œuvre, comme "Fra Diavolo" ou "L'Hôtellerie de Terracine" (1830), "Le Domino noir" (1837), "Les Diamants de la couronne" (1841), "La Part du Diable" (1843), "Haydée ou le Secret" (1847), "Le Dieu et la Bayadère" (1830), "Gustave III" ou le "Bal masqué", opéra historique en 5 actes (1833) sur un livret qui fut également mis en musique par Giuseppe Verdi dans "Un ballo in maschera" (1859). "Le Cheval de bronze", opéra féerie en 3 actes est transformé en opéra en 1857. Le dernier opéra-comique, "Rêve d’amour" (3 actes sur un livret de d’Ennery et Cormon) est représenté seulement 27 fois.

Auber devint membre de l'Académie des Beaux-Arts sous Charles X en 1829, directeur des concerts de la cour sous Louis-Philippe dix ans plus tard, directeur de la chapelle impériale en 1852 et Grand Officier de la Légion d'honneur en 1861.

Pourtant, le titre qui lui tint le plus à cœur fut celui de directeur du Conservatoire ; en 1842, il succéda à son maître Cherubini et occupa ces fonctions jusqu'à sa mort en 1871. Sa sépulture se situe dans la 4e division du cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Opéras

L’Erreur d’un moment (1805, Salle Doyen, Paris)
Jean de Couvin (septembre 1812, Château de Chimay, Belgique)
Le Séjour militaire (27 février 1813, Opéra-Comique, Paris)
Le Testament et les billets-doux (18 septembre 1819, Opéra Comique, Paris)
Le Bergère châtelaine (27 janvier 1820, Opéra Comique, Paris)
Emma, ou la Promesse imprudente (7 juillet 1821, Opéra Comique, Paris)
Leicester, ou le Château de Kenilworth (25 janvier 1823 Opéra Comique, Paris)
La Neige, ou le Nouvel Éginhard (8 octobre 1823, Opéra Comique, Paris)
Vendôme en Espagne (5 décembre 1823, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Les Trois genres (27 avril 1824, Théâtre de l'Odéon, Paris)
Le Concert à la cour, ou la Débutante (3 juin 1824, Opéra Comique, Paris)
Léocadie (4 novembre 1824, Opéra Comique, Paris)
Le Maçon (3 mai 1825, Opéra Comique, Paris)
Le Timide, ou le Nouveau séducteur (30 mai 1826, Opéra Comique, Paris)
Fiorella (28 novembre 1826, Opéra Comique, Paris)
La Muette de Portici [Masaniello] (29 février 1828 Théâtre de l’Opéra, Paris)
La Fiancée (10 janvier 1829, Opéra Comique, Paris)
Fra Diavolo, ou l’Hôtellerie de Terracine (28 janvier 1830, Opéra Comique, Paris)
Le Dieu et la bayadère, ou la Courtisane amoureuse (13 octobre 1830, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Le Philtre (20 juin 1831, Théâtre de l’Opéra, Paris)
La Marquise de Brinvilliers (31 octobre 1831, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Le Serment, ou les Faux-monnayeurs (1er octobre 1832, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Gustave III, ou le Bal masqué (27 février 1833, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Lestocq, ou L’intrigue et l’amour (24 mai 1834, Opéra Comique, Paris)
Le cheval de bronze (23 mars 1835, Opéra Comique, Paris)
Actéon (23 janvier 1836, Opéra Comique, Paris)
Les Chaperons blancs (9 avril 1836, Opéra Comique, Paris)
L’Ambassadrice (21 décembre 1836, Opéra Comique, Paris)
Le Domino noir (2 décembre 1837, Opéra Comique, Paris)
Le Lac des fées (1er avril 1839, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Zanetta, ou Jouer avec le feu (18 mai 1840, Opéra Comique, Paris)
Les Diamants de la couronne (6 mars 1841, Opéra Comique, Paris)
Le Duc d’Olonne (4 février 1842, Opéra Comique, Paris)
La Part du diable (16 janvier 1843, Opéra Comique, Paris)
La Sirène (26 mars 1844, Opéra Comique, Paris)
La Barcarolle, ou l’Amour et la musique (22 avril 1845, Opéra Comique, Paris)
Les Premiers pas (15 novembre 1847, Opéra national, Paris)
Haydée, ou le Secret (28 décembre 1847, Opéra Comique, Paris)
L’Enfant prodigue (6 décembre 1850, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Zerline, ou la Corbeille d’oranges (16 mai 1851, Théâtre de l’Opéra, Paris)
Marco Spada (21 décembre 1852, Opéra Comique, Paris)
Jenny Bell (2 juin 1855, Opéra Comique, Paris)
Manon Lescaut (23 février 1856, Opéra Comique, Paris)
La Circassienne (2 février 1861, Opéra Comique, Paris)
La fiancée du Roi de Garbe (11 janvier 1864, Opéra Comique, Paris)
Le premier jour de bonheur (15 février 1868, Opéra Comique, Paris)
Rêve d’amour (20 décembre 1869, Opéra Comique, Paris)

source : Wikipedia

_________________
J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.
Arthur Rimbaud (Illuminations)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evelyne
Admin
avatar

Messages : 803
Date d'inscription : 26/08/2007
Age : 61
Localisation : Floreffe - Belgique

MessageSujet: Re: AUBER Daniel François Esprit   Mer 28 Jan - 13:43

Catalogue de ses oeuvres

1789-1869, Romances et chansonnettes
1794-1795, sonate, violoncelle, piano
1798, Non s’è più barbaro, ténor, orchestre
1799, quatuor de cordes, violoncelle
1799, Ridotto a questo segno / Rendi mi figlio mio, ténor, orchestre
1800 (vers 1800) Chasseur, qui parcourez la plaine
1800 (vers 1800), Quel tapage (fragment d'Opéra, acte 3 Judith Arthur)
1800 (vers 1800), Tu t’éloignes de moi, soprano, orchestre de cordes
1800(vers 1800) Je suis cette cousine, soprano, orchestre
1800, quatuor de cordes (perdu)
1805, Julie ou L’erreur d’un moment, livret de J.-M. Boutet de Monvel, créé Salle Doyen
1806 (vers 1806), trio, piano, violon; violoncelle
1807 (vers 1807) Air varié, violoncelle, orchestre ou piano (mentionné par Fétis)
1808 (vers 1808), fugue sur un thème de Faniska de Cherubini
1808 (vers 1808), quatuor avec piano
1808, 8 pièces pour 2 violoncelles
1808, concerto pour violon Concerto (édition S. Beck, New York 1938)
1809 (vers 1809) concerto pour violoncelle n° 5 en ré majeur (seulement deux mouvements)
1809 (vers 1809) concerto pour violoncelle n° 2, en ré majeur (seule la partie soliste)
1809 (vers 1809) concerto pour violoncelle , n° 3, en si majeur
1809 (vers 1809), concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur
1811, Air de danse, pour Iphigénie de Gluck (perdu)
1812, Jean de Couvin, livret de N. Lemercier, créé au Château de Chimay en septembre
1812, Messe solennelle 1812
1813, Le séjour militaire, livret de J.-N. Bouilly et E. Mercier-Dupaty, créé à l'Opéra Comique le 17 février 1813
1815 (vers 1815), Litanie de la Sainte Vierge, 4 voix, orchestre
1817, variations sur un thème de Händel
1819, Le testament et les billets doux, comédie avec chants, livret de Planard, créé à l'Opéra Comique le 18 septembre 1819
1821, Emma, ou La promesse imprudente, opéra comique en 3 actes, livret de Planard, créé à l'Opéra Comique le 7 juillet 1821
1821, La bergère châtelaine, opéra comique en 3 actes, livret de Planard, créé à l'Opéra Comique le 27 janvier 1820
1823, La neige ou Le nouvel Eginhard, opéra comique en 4 actes, livret de Scribe et G. Delavigne, créé à l'Opéra Comique le 9 octobre 1823
1823, Leicester, ou Le château de Kenilworth, opéra comique en 3 actes, livret de E. Scribe et Mélesville [A.-H.-J. Duveyrier], d'après Kenilworth de W. Scott. créé à l'Opéra Comique le 25 janvier 1823
1823, Vendôme en Espagne, drame lyrique en 1 acte, livret de A.-J.-S. d’Empis et E. Mennechet, Créé à Opéra de Paris le 5 décembre 1823 [avec la collaboration d'Hérold]
1824, Le concert à la cour, ou La débutante, livret de Scribe et Mélesville, créé à l'Opéra Comique le 5 mai 1824
1824, Léocadie, drame lyrique en 3 actes, livret de Scribe et Mélesville d'après La fuerza de la sangre de M. de Cervantes, créé à l'Opéra Comique le 4 novembre 1824
1824, Les trois genres, prologue, livret de Scribe, Dupaty et M. Pichat, créé au théâtre de l'Odéon à Paris, le 27 avril 1824 [avec la collaboration de Boieldieu]
1825, Le maçon, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et Delavigne, créé à l'Opéra Comique le 3 mai 1825
1826, Fiorella, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 28 novembre 1826
1826, Le timide ou Le nouveau séducteur, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et Saintine [X. Boniface], créé à l'Opéra Comique le 2 juin 1826
1828, Dona nobis later (utlisé dans la La muette de Portici : O dieu puissant)
1828, La muette de Portici [Masaniello], opéra en 5 actes, livret de Scribe et Delavigne, créé à Opéra de Paris le 29 février 1828
1829, La fiancée, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, d'après Les contes de l’atelier de M. Mason et R. Brucker, créé à l'Opéra Comique le 10 janvier 1829
1830, Chant des polonais, cantate (La varsovienne)
1830, Fra Diavolo ou L’hôtellerie de Terracine, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 28 janvier 1830
1830, Le dieu et la bayadère ou La courtisane amoureuse, opéra en 2 actes, livret de Scribe, créé à Opéra de Paris le 13 octobre 1830
1831, La marquise de Brinvilliers, drame lyrique en 3 actes, livret de Scribe et Castil-Blaze [F.-H.-J. Blaze], créé à l'Opéra Comique le 31 octobre 1831 [avec la collaboration de Batton, H.-M. Berton, Blangini, A. Boieldieu, Carafa, Cherubini, Hérold et Paer]
1831, Le philtre, opéra en 2 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra de Paris le 15 juin 1831
1832, Le serment ou Les faux monnayeurs, opéra en 3 actes, livret de Scribe et E.-J.-E. Mazères, créé à l'Opéra de Paris le 1 octobre 1832
1833, Gustave III ou Le bal masqué, opéra en 5 actes, livfret de Scribe, créé à l'Opéra de Paris le 27 février 1833
1834 (vers 1834) Fêtez par vos chants, choeur chinois
1834, Lestocq L’Intrigue et l’Amour, opéra comique en 4 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 24 mai 1834
1834-1862, 200 pièces pour piano ou orchestre
1835, Le cheval de bronze, opéra-féérie en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra de Paris le 28 mars 1835 [révisé en opéra-ballet, créé à l'Opéra de Paris le 21 septembre 1857]
1836, Actéon, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 23 janvier 1836
1836, L’ambassadrice, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 21 décembre 1836
1836, Les chaperons blancs, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 26 mars 1836
1837, Cantate pour le dîner du roi
1837, La fête de Versailles, intermède en deux parties, livret de Scribe, créé à Versailles le 10 juin 1837
1837, Le domino noir, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 2 décembre 1837
1838, Le bourgeois gentilhomme, comédie-ballet, pièce de Molière
1838, une partie de la musique dans La gitana, ballet en 3 actes; créé à Saint-Petersbourg le 23 novembre 1838
1839, Le lac des fées, opéra en 5 actes, livret de Scribe et Mélesville, créé à l'Opéra de Paris le 1er avril 1839
1840 (vers 1840), Hymme à Sainte Cécile
1840, Zanetta, ou Jouer avec le feu, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et J.-H. Vernoy de Saint-Georges, créé à l'Opéra Comique le 18 mai 1840
1841, Les diamants de la couronne, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et Saint-Georges, créé à l'Opéra Comique le 6 mars 1841
1842, Le duc d’Olonne, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et Saintine, créé à l'Opéra Comique le 4 février 1842
1843 (vers 1843) Sauve, ô mon Dieu, le roi (ré-utilisé dans Jenny Bell, 1855)
1843, Cantate pour l’inauguration du statue de Henri IV
1843, La part du diable, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 16 janvier 1843
1844, La sirène, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 26 mars 1844
1845, La barcarole, ou L’Amour et la Musique, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 22 avril 1845
1845, O crux ave, 4 voix, harpe, piano
1847, Haydée, ou Le secret, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, d'après Six et Quatre de P. Mérimée, créé à l'Opéra Comique le 28 décembre 1847
1847, Les premiers pas, livret de A. Royer et G. Vaez, créé à l'Opéra-National (Paris), 15 novembre 1847 [avec la collaboration de Adolpe Adam, Carafa, Halévy]
1849 (vers 1849), Domine salvum fac rem publicam, 4 voix, orchestre
1850, L’enfant prodigue, opéra en 5 actes, livret de Scribe, Créé à l'Opéra de Paris le 6 décembre 1850
1851, Zerline, ou La corbeille d’oranges, opéra en 3 actes, livret de scribe, créé à l' Opéra de Paris le 16 mai 1851
1853, Cantate pour le mariage de Napoléon III
1854, Parce Domine, 4 voix, orgue
1854, Sub tuum praesisium, 4 voix, orgue
1855, Cantate pour la prise de Sébastopol
1855, Jenny Bell, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 2 juin 1855
1856, Cantate pour la distribution des prix de la Société des Gens de Lettres
1856, Cantate pour le baptême du Prince Impérial
1856, Manon Lescaut, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe d'après A.-F. Prévost, créé à l'Opéra Comique le 23 février 1856
1857, Le cheval de bronze, opéra-ballet en 3 actes, créé à l'Opéra de Paris le 21 septembre 1857
1857, Marco Spada, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et Delavigne, d'après La confession du bandit de H. Vernet , créé à l'Opéra Comique le 21 décembre 1852 [révisé comme Marco Spada, ou Le bandit, ballet en 3 actes, argument de J. Mazilier, créé à l'Opéra de Paris le 1er avril 1857
1859, Magenta, cantate
1860, Ecce panis angelorum, 4 voix, orgue
1861, La circassienne, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe, créé à l'Opéra Comique le 2 février 1861
1861, Pie Jesu, soprano, orgue
1864, La fiancée du Roi de Garbe, opéra comique en 3 actes, livret de Scribe et Saint-Georges, créé à l'Opéra Comique le 11 janvier 1864
1864, Veni creator, 4 voix, orgue
1865, Ave Maria, soprano, orgue
1868, Le premier jour de bonheur, opéra comique en 3 actes, livret de A.-P. Dennery et E. Cormon, créé à l'Opéra Comique le 15 février 1868
1869, Rêve d’amour, opéra comique en 3 actes, livret de Dennery et Cormon, créé à l'Opéra Comique le 20 décembre 1869
sans date, O Dieu puisant, choeur, 2 clarinettes, 2 bassons
sans date, O quam tristisen 3 actes voix, harpe, harmonium, orgue
sans date, ouverture
sans date, ouverture
sans date, Stabat mater / Virgo virginem, choeur, harmonium, harpe, orgue
sans date, Un concerto pour violoncelle n° 4 (mentionné par Fétis)

du site : musicologie.org

_________________
J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.
Arthur Rimbaud (Illuminations)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evelyne
Admin
avatar

Messages : 803
Date d'inscription : 26/08/2007
Age : 61
Localisation : Floreffe - Belgique

MessageSujet: Re: AUBER Daniel François Esprit   Mer 28 Jan - 14:00

Discographie

Quelques CD ... je n'ai pas trouvé de DVD !






_________________
J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.
Arthur Rimbaud (Illuminations)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evelyne
Admin
avatar

Messages : 803
Date d'inscription : 26/08/2007
Age : 61
Localisation : Floreffe - Belgique

MessageSujet: Re: AUBER Daniel François Esprit   Mer 28 Jan - 22:01

FRA DIAVOLO

Opéra en 3 actes d’Auber, livret de Scribe.
Créé à l’Opéra-Comique de Paris, le 28 janvier 1830.

« Fra Diavolo », l’un des opéras-comiques les plus populaires en son temps, a survécu surtout grâce à son ouverture. Pourtant, la musique en est admirable et le sujet excellent. Cela devrait justifier des reprises plus fréquentes.
‘Fra Diavolo’ a été le rôle préféré de nombreux ténors célèbres.

Le héros de l’histoire est ‘Fra Diavolo’, fameux bandit dont la bande opérait dans la région de Naples. Comme Robin des Bois, il est parfaitement chevaleresque et toujours prêt à donner aux pauvres ce qu’il a pris aux riches. Au début de l’action, il voyage sous l’identité du marquis de San Marco.

Personnages
Fra Diavolo, chef de bande (ténor) ; Lord Cockburn, touriste anglais (ténor) ; Lady Pamela, son épouse (mezzo-soprano) ; Lorenzo, officier de carabiniers (ténor) ; Matteo, aubergiste (basse) ; Zerlina, sa fille (soprano) ; Giacomo, un bandit (basse) ; Beppo, un bandit (ténor).

Intrigue

Acte 1. La taverne de Mattéo.
Une récompense de 10.000 piastres a été promise pour la capture de Fra Diavolo. Lorenzo et sa troupe de carabiniers boivent à l’auberge. Le brigadier est triste, sa bien-aimée, Zerlina, la fille de l’aubergiste, a été promise par son père à un prétendant plus riche que lui, le fermier Francesco. Lord Cockburn, riche voyageur anglais et sa femme, Lady Pamela, font irruption dans la salle. Ils se plaignent à grands cris d’avoir été volés et prétendent n’être encore en vie que parce qu’ils ont eu la présence d’esprit d’abandonner leur voiture. Lorenzo se lance à la recherche du brigand, ayant entendu Lord Cockburn promettre 6.000 écus à qui retrouverait les bijoux de sa femme.
Les voyageurs se querellent au sujet d’un certain marquis de San Marco qui a courtisé Lady Pamela. Le marquis fait son entrée, il est enchanté de retrouver Pamela et décide de passer la nuit à l’auberge. Mattéo s’empresse de lui porter une collation, puis demande à sa fille de bien veiller sur leur hôte, car il doit aller s’occuper des préparatifs de son mariage avec Francesco.
Le marquis apprend que les Anglais viennent d’être dévalisés par le célèbre Fra Diavolo. Zerlina chante la ballade, dite « ballade de Fra Diavolo ». Deux mendiants entrent dès que l’aubergiste et sa fille sont sortis, ils se découvrent : ce sont Giacomo et Beppo, deux membres de la bande de Fra Diavolo. Ils n’ont pas réussi à découvrir où l’Anglais avait caché son or. Fra Diavolo essaie de faire parler Lady Pamela. Il renvoie ses acolytes et adresse des compliments à la jeune femme, transformant leur tendre duo en barcarolle dès que le mari s’approche. Le marquis flatte habilement le lord et réussit à lui faire dire où il cache son or : ce sont des billets qu’ils a cousus dans son manteau et dans la robe de son épouse.
La troupe des carabiniers revient, triomphante ; ils ont tué au moins vingt brigands et récupéré les biens dérobés. Lady Pamela veut que Lorenzo soit immédiatement récompensé et puisse ainsi convaincre Matteo qu’il est assez riche pour épouser Zerlina. A la fin de l’acte, Lorenzo et ses soldats annoncent leur intention de capturer le chef des bandits tandis que Fra Diavolo jure de se venger de la perte des siens.

Acte 2. La chambre de Zerlina.
Lord Cockburn et son épouse occupent la chambre voisine à laquelle on ne peut accéder que par la sienne. Elle prépare les chambres en chantant une brillante aria. Le couple anglais va se coucher en se querellant violemment.
Fra Diavolo, ayant découvert que la chambre de Zerlina était contigüe à celle des Anglais, a décidé de s’y cacher avec ses deux acolytes. Il chante une barcarolle pour attirer l’attention de Beppo et Giacomo et les aide à passer par la fenêtre. Giacomo va frapper Zerlina de son poignard, mais elle murmure une prière dans son sommeil, et il n’a pas le courage de finir son geste.
Soudain, on entend du bruit en bas, la voix de Lorenzo qui l’appelle réveiller Zerlina, il a cherché en vain Fra Diavolo, avec ses hommes. Lord Cockburn sort de sa chambre pour se plaindre du bruit. Au même moment, Beppo fait tomber quelque chose dans le placard où il est caché. Fra Diavolo a la présence d’esprit de se montrer, il confesse au brigadier et à l’Anglais, séparément, qu’il est venu pour un rendez-vous : il glisse à chacun le nom approprié. Lorenzo le provoque, et il accepte le duel. Zerlina et Lady Pamela apparaissent et son accueillies avec froideur et réserve par leur amant et leur époux respectifs.

Acte III. Les montagnes près de l’auberge de Mattéo.
Fra Diavolo a dressé ses plans avec soi. Il veut se venger des pertes que Lorenzo et ses hommes lui ont infligées. En attendant, il chante les charmes de la vie de bandit. Beppo et Giacomo surveillent la procession pascale qui doit partir de l’auberge. Ils ont l’ordre d’attendre le départ de Lorenzo et de ses soldats et de sonner la cloche de l’église pour indiquer à Fra Diavolo que la voie est libre. La romance que chante Lorenzo exprime son amertume devant la vanité de son amour, il reproche à Zerlina son inconstance, qu’elle nie avec indignation. Beppo et Giacomo reconnaissent en elle la jeune fille qu’ils ont observée la nuit précédente, ils évoquent – apparemment un peu trop fort quelques unes de ses phrases. Elle les entend et leur demande comment ils peuvent savoir ce qu’elle disait alors qu’elle était seule dans sa chambre. On découvre sur l’un d’eux le plan de Fra Diavolo, et le complot est mis à jour.
Lorenzo ordonne que l’on conduise Giacomo à l’église, où il sonnera la cloche. Quand Fran Diavolo apparaîtra, Beppo devra lui dire que la voie est libre. Il tombera ainsi dans leurs mains. Tout se déroule comme prévu. Fra Diavolo arrive sur la place, où il est encerclé et arrêté par les carabiniers. Tout s’explique, et le pardon est accordé. (Une autre fin de l’opéra prévoit que Fra Diavolo est tué par des soldats au cours d’une embuscade)

d’après le Kobbé

_________________
J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.
Arthur Rimbaud (Illuminations)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evelyne
Admin
avatar

Messages : 803
Date d'inscription : 26/08/2007
Age : 61
Localisation : Floreffe - Belgique

MessageSujet: Re: AUBER Daniel François Esprit   Mer 28 Jan - 22:58

Deux extraits :

Joan Sutherland dans la cabalette ajoutée pour la version italienne mais parfois reprise dans la version française originale

http://www.youtube.com/watch?v=JSLlFEqSwUw

Philippe Do, aria de l'acte III.
Cet air me fait un peu penser à "La Fille du Régiment" de Donizetti - intéressant ténor avec une belle couleur de vois, même s'il a parfois un peu de mal avec les vocalises.
J'ai cherché sa biographie, il semblerait que ce soit un jeune chanteur avec déjà un beau palmarès à son actif.

http://www.youtube.com/watch?v=AY27T1vHCsU&feature=related

_________________
J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.
Arthur Rimbaud (Illuminations)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: AUBER Daniel François Esprit   

Revenir en haut Aller en bas
 
AUBER Daniel François Esprit
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Envoyer vos fanfictions sur Esprit Criminels ici!!!!!!!!
» DÉDICACE AYROLES SAMEDI 28 AVRIL 2012
» Les Français du Titanic
» Daniel Boone
» GEORGE ELIOT, Daniel Deronda

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LA VITA E BELLA :: LOISIRS :: Musique :: Opéra :: Compositeurs-
Sauter vers: