LA VITA E BELLA

La vie est trop courte pour ne pas la vivre pleinement à chaque instant de chaque jour
 
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 BELLINI Vincenzo

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Evelyne
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MessageSujet: BELLINI Vincenzo   Jeu 5 Fév - 13:59

Vincenzo Bellini
est un compositeur de musique romantique né à Catane (Sicile) le 3 novembre 1801 et mort à Puteaux (Hauts-de-Seine) le 23 septembre 1835.

Bellini est l'un des plus grands mélodistes lyriques, ayant influencé Frédéric Chopin. Certains critiques lui reprochent en revanche une « légèreté » dans l'accompagnement. Ses harmonies et orchestrations sont très simples, mais il excelle dans l'expression des sentiments tendres et mélancoliques

Biographie

Bien que courte, sa vie est placée sous le signe de la chance. Il eut de nombreux succès auprès des femmes, et sa carrière artistique est le fruit d'heureux hasards et de succès.



Élevé à Naples, au conservatoire de San Sebastiano, il a pour maîtres de composition Furno, Tritto et Zingarelli. Il n'a pas encore terminé ses études qu'il fait représenter sur la scène du conservatoire un petit opéra intitulé "Adelson e Salvini", joué par trois de ses condisciples. La fortune semble, dès ses débuts, le prendre en main car il se voit presque aussitôt chargé d'écrire pour le Teatro San Carlo (le premier de Naples), "Bianca e Gernando", joué en 1826 par Rubini, Lablache et Mme Tosi. L'ouvrage est si bien reçu que Bellini est immédiatement invité à composer pour la Scala de Milan "Il pirata" (1827), qui obtient un succès éclatant.

Bellini compose ensuite "La straniera", "Zaira" et "I Capuleti ed i Montecchi". Sa renommée est établie lorsqu'il revient à Milan donner son premier chef-d’œuvre : "La sonnambula", qui fait résonner son nom aux quatre coins de l'Europe. À la fin de cette même année 1831, et de nouveau à Milan, il fait représenter "Norma", son œuvre la plus connue. En 1833, Bellini donne à Venise "Beatrice di Tenda". Sur l'initiative de Rossini, il est alors chargé de composer un opéra nouveau pour le Théâtre-Italien de Paris. Il vient donc en France, s'installe à Puteaux où il écrit "I puritani", qui sont représentés en 1835 et obtiennent un succès éclatant. Le compositeur meurt quelques jours plus tard.

Paris Catane

Inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 11), il fut exhumé 40 ans après sa mort et ses restes transportés à Catane où il est enterré dans la cathédrale Sainte Agathe. Le cercueil ayant servi à transporter les restes est exposé au Musée Bellini situé dans la maison où il vécut à Catane. Le mausolée du Père-Lachaise est resté tel qu'il était aux premières obsèques. Pour l'anecdote, il avait été décoré de la Légion d'honneur peu avant sa mort et la médaille, à son retour à Catane, est venue orner la statue de Sainte Agathe dans la cathédrale.

Opéra



Adelson e Salvini, 1825, Naples, Real Collegio di Musica di San Sebastiano
Bianca e Gernando, 1826, Naples, Teatro San Carlo
Il pirata, 1827, Milan, Teatro alla Scala
Bianca e Fernando, 1828, Gênes, Teatro Carlo Felice
La straniera Felice, 1828, Milan, Teatro alla Scala
Zaira, 1829, Parme, Teatro Ducale
I Capuleti ed i Montecchi, 1830, Venise, Teatro La Fenice
La sonnambula, 1831, Milan, Teatro Carcano
Norma, 1831, Milan, Teatro alla Scala
Beatrice di Tenda, 1833, Venise, Teatro La Fenice
I puritani, 1835, Paris, Théâtre-Italien


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MessageSujet: Re: BELLINI Vincenzo   Ven 6 Fév - 1:02

NORMA

Tragedia lirica en deux actes.
Livret de Felice Romani, d'après
la tragédie d'Alexandre Soumet "Norma ou l'Infanticide".
Création: Milan, Teatro alla Scala, le 26 décembre 1831

La partition

Norma constitue sans doute un des opéras majeurs du XIXe siècle. Son originalité réside dans le fait d'être une tragédie classique par le sujet que Bellini traite avec des moyens purement romantiques. Les personnages y agissent en fonction de leur sensibilité. Norma, troublée par un conflit triangulaire (amour divin, amour humain, amour maternel), est une sorte de Médée chargée d'humanité. Adalgisa, au contraire, est tout innocence.
Techniquement, la partie vocale de l'opéra exige des interprètes rompus à l'art du chant, surtout l'héroïne, soprano aux aigus puissants se conjuguant avec les teintes sombres d'une mezzo. Aucune musique n'est aussi purement mélodique que celle de Bellini, son lyrisme semble couler naturellement d'une source inépuisable très pure. Mais le bel canto épouse toujours le texte dans un juste équilibre entre musique et théâtre.
L'air d'entrée de Norma, Casta diva, est l'exemple le plus célèbre de cet art. Durant le prélude, le chant éperdu de la flûte s'élève sur un accompagnement élégiaque des cordes. C'est un moment exceptionnel, où le temps se trouve comme suspendu. Suspendu pour l'adoration de la lune dans la forêt sacrée, mais suspendu aussi en raison de l'hésitation de Norma entre les Gaulois et les Romains;

La distribution

Norma, grande prêtresse du temple druidique - soprano
Pollione, proconsul romain en Gaule - ténor
Oroveso, père de Norma, chef des druides - basse
Adalgisa, une vierge du temple - mezzo
Clotilde, confidente de Norma - mezzo
Flavio, centurion - ténor

Argument

L'action se déroule en Gaule sous l'occupation romaine, et expose l'intrigue amoureuse qui lie Pollione, proconsul romain, à Norma, son ancienne compagne, et à la jeune Adalgisa. À cette intrigue, se mêle le soulèvement du peuple gaulois contre l'occupant, mené par le druide Oroveso.
Norma, grande prêtresse du temple druidique qui a eu (rompant ses vœux de chasteté) deux enfants de Pollione, proconsul romain, découvre que son amant est amoureux d'une jeune prêtresse, son amie Adalgisa. Norma tente de le convaincre de renoncer à Adalgisa et de lui revenir, mais il refuse. Norma avoue alors publiquement sa faute et est condamnée à mort. Pollione est condamné pour avoir poursuivi Adalgisa dans le temple et monte au bûcher avec Norma.

source : lamediatheque.be

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Dernière édition par Evelyne le Ven 6 Fév - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BELLINI Vincenzo   Ven 6 Fév - 1:15


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MessageSujet: Re: BELLINI Vincenzo   Mer 11 Mar - 13:41

I Capuleti ed i Montecchi

(Les Capulets et les Montaigus) est un opéra en deux actes de Vincenzo Bellini, livret de Felice Romani, d'après Roméo et Juliette de William Shakespeare. Il a été créé à 'La Fenice' de Venise, le 11 mars 1830.

Personnages principaux

Romeo - mezzo-soprano
Giulietta - soprano
Tebaldo - ténor
Capuleti - basse
Lorenzo - basse ou baryton

Historique

Bellini a réutilisé dans l'œuvre certains fragments de ses opéras antérieurs 'Adelson e Salvini' et 'Zaira'. L'action suit d'assez près l'intrigue de Shakespeare.
Nicola Vaccai avait déjà mis en musique le même livret, la cantatrice Maria Malibran avait établi la coutume de chanter certaines pages du dernier acte de Vaccai qu'elle substituait à celles de Bellini.
En 1966, dans une célèbre reprise à La Scala de Milan, le chef d'orchestre Claudio Abbado confia le rôle de Roméo à un ténor, Giacomo Aragall.

Intrigue

Premier acte

Premier tableau
Galerie du palais de Capellio, à Vérone, au XIIIe siècle.
Réunion des Guelfes, partisans de Capellio, préoccupés du fait que les fiers Gibelins, partisans des Montaigus, se préparent à l’attaque, forts de la protection d’Ezzelino ; à leur tête, courageux mais haï, Roméo, qui, comme le rappelle amèrement Capellio, après avoir cruellement assassiné son fils, ose à présent proposer aux Guelfes une paix trompeuse et leur envoyer des ambassadeurs. Tebaldo aussi déteste profondément Roméo ; il voudrait le provoquer en duel pour venger le sang des Capulets mais le jeune Montaigu, parti encore adolescent de Vérone, y est inconnu même s’il est parfois revenu, en grand secret cependant. Alors que Laurent, un ami de famille, conseille prudemment de recevoir et d’écouter le messager des Montaigus, Capellio exhorte les Guelfes à rejeter ces mensongères propositions de paix ; quant à lui, il fait le serment solennel de traquer Roméo et de le transpercer de sa propre épée. En signe d’amitié et de reconnaissance, il offre en mariage à Tebaldo sa fille Juliette : les noces seront célébrées le soir même. Laurent déconseille ce mariage : Juliette est malade et triste, on ne pourrait la conduire à l’autel que contre sa volonté. Tebaldo, tout en exprimant ses sentiments profonds à l’égard de Juliette, refuse généreusement ce mariage s’il devait être célébré au prix d’une seule larme de la jeune fille ; mais Capellio réussit à le convaincre que l’homme qui vengera son frère assassiné aura toute sa dévotion et adjure Laurent de se rendre auprès de sa fille pour la préparer en toute sérénité à la cérémonie. Entre-temps l’ambassade des Montaigus arrive, conduite par Roméo, qui garde l’incognito. Capellio soutient que les promesses de paix mille fois signées et mille fois violées par les Montaigus doivent être repoussées. Le jeune homme réplique qu’il tient aux Capulets de les respecter, les Montaigus peuvent vivre en paix avec eux à Vérone et Juliette pourrait épouser Roméo. Capellio, indigné, évoque le sang versé qui sépare à tout jamais les deux familles mais le jeune messager lui rappelle que Roméo a tué son fils à visage découvert, durant une bataille ; Capellio pourrait trouver un autre fils dans le condottiere repenti des Montaigus. Capellio répond avec mépris que Tebaldo est son nouveau fils ; ce sera lui qui épousera Juliette et les Capulets déchaîneront une guerre sans merci contre des ennemis envers lesquels ils n’éprouvent que de la haine. Roméo clôt l’entrevue en affirmant que la malédiction pour le sang versé retombera sur les Capulets.

Deuxième tableau
Pièce dans les appartements de Juliette.
Juliette, contemplant tristement la blanche robe de mariée qu’elle revêt « comme une victime que l’on conduit à l’autel du sacrifice », pense avec émotion à Roméo, exilé, dont elle a tant souhaité le retour. Laurent la console en lui confiant que le jeune homme est à Vérone et qu’elle va le revoir bientôt : il le fera entrer dans le palais par le passage secret connu d’eux seuls. Les deux amoureux s’étreignent longuement dans un transport de passion. Roméo avoue qu’il est las de la vie tourmentée qu’il mène et de leur insupportable séparation ; il propose à sa bien-aimée la fuite vers des lieux plus sereins et plus tranquilles. Juliette refuse au nom du devoir et de l’obéissance à son père. Roméo tente inutilement de la convaincre. Les sons lointains d’une musique nuptiale et les exhortations de Juliette à ne pas lancer un défi à la mort en se livrant sans défense à la colère de son père, le persuadent de quitter la demeure des Capulets.

Troisième tableau
Salle d’entrée du palais de Capellio, grand escalier, galerie illuminée.
Dames et chevaliers fêtent les noces imminentes de Juliette et Tebaldo.
Roméo, habillé en Guelfe, confie à Laurent que mille Gibelins en armes sont entrés dans Vérone à la faveur de la nuit et sont prêts à surprendre l’adversaire, interrompant ainsi la cérémonie nuptiale.
Laurent tente en vain de l’en dissuader, voulant éviter d’être complice d’un massacre et traître à la famille qui l’accueille. On entend alors venus des autres pièces, un grand tumulte et un ferraillement d’épées. Les invités s’enfuient de toutes parts. Roméo court s’unir aux siens, suivi de Laurent.
Tandis que les bruits de la bataille s’éloignent, Juliette descend, seule, de la galerie, heureuse d’avoir échappé au mariage avec Tebaldo mais soucieuse pour le sort réservé à Roméo. Ce dernier la rejoint bientôt pour tenter de l’emmener avec lui mais elle hésite à abandonner la maison paternelle. À cet instant Tebaldo, Capellio et des Guelfes en armes font irruption. Au cours d’un affrontement verbal animé, Tebaldo demande raison de ce comportement indigne à celui qu’il croit être l’ambassadeur des Montaigus. Roméo est sur le point de dévoiler avec orgueil sa véritable identité et sa qualité de rival de Tebaldo mais Juliette, désespérée, le supplie de n’en rien faire. L’arrivée des Gibelins en armes appelant à eux leur chef Roméo remplit Laurent de terreur. La bataille fait rage.

Deuxième acte

Premier tableau
Appartements dans le palais de Capellio.
On entend dans le lointain le bruit des armes qui s’atténue peu à peu. Juliette, inquiète, demande à Laurent des nouvelles du combat ; il lui répond que Roméo est sain et sauf, qu’il peut compter sur l’aide d’Ezzelino ; mais c’est elle qui court un grave danger : elle va être conduite dans le château de Tebaldo et devra accepter les noces abhorrées à moins que, courageusement, elle ne lui fasse entière confiance. Et il lui donne un philtre puissant qui l’aidera à simuler la mort ; ainsi, au lieu d’un mariage on célébrera ses funérailles, elle sera transportée dans le tombeau de famille, où elle se réveillera, après un long sommeil, entre les bras de Roméo. Après un moment d’angoisse, de peur de l’inconnu, Juliette boit le philtre. Son père arrive. N’écoutant pas les prières de sa fille qui demande son pardon, il lui ordonne sévèrement de se retirer dans ses appartements pour les préparatifs des noces.

Deuxième tableau
Lieu isolé, non loin du palais de Capellio.
Roméo se plaint du manque de nouvelles de la part de Laurent dont il ne sait plus rien. Il rencontre Tebaldo qui le reconnaît et le provoque en duel.
Alors qu’ils s’apprêtent à combattre, une musique lugubre se fait entendre dans le lointain et peu après, apparaît un cortège funèbre qui défile le long de la galerie. Roméo et Tebaldo, percevant dans l’unanime complainte le nom de Juliette, abandonnent leurs armes et pleurent, bouleversés, la mort de celle qu’ils ont tous deux tant aimée.

Troisième tableau
Enceinte renfermant les tombes des Capulets.
L’accès aux lieux semble impossible : mais sous les coups insistants, une porte s’ouvre et Roméo entre, suivi des gens en armes. Le jeune homme fait ouvrir la tombe de Juliette, encore ornée de fleurs et, en larmes, parle comme dans un mauvais rêve à la bien-aimée qui semble dormir d’un sommeil serein. En vain retenu par ses hommes, auxquels il donne l’ordre de s’éloigner, il s’empoisonne, jetant à terre la burette qui contenait le poison. À cet instant Juliette s’éveille, avec aux lèvres le nom de Roméo. Quand elle voit le jeune homme aux pieds du tombeau, elle pense qu’il a été averti par Laurent, comme il était convenu. Mais au cours d’un dialogue déchirant les deux malheureux découvrent l’horrible vérité. Une ultime étreinte désespérée : Roméo meurt et Juliette tombe, inanimée, sur son corps.
Les hommes de Roméo reviennent précipitamment, suivis des Capulets en armes : devant cette scène tragique, Capellio sent retomber sur lui toute la responsabilité du drame, funeste conséquence d’une haine implacable.

d'après Wikipedi et Encarta

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MessageSujet: Re: BELLINI Vincenzo   Mer 11 Mar - 13:51

Quelques extraits

Duo "Crudel, d'onor ragioni" (Netrebko et Garanca)
http://www.youtube.com/watch?v=1gPGnxaNffc

Final - acte I
http://www.youtube.com/watch?v=SjQQe2pAdDI

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